2 juillet 2021

La Note de Zoé Gilles

Par Zoé Gilles

Un livre

incontournable

Un futur ou un présent déjà passé ?

La Note est une dystopie post-apocalyptique. Plus encore, une parodie satirique du monde réel, un « J’accuse » lancé comme une bouteille à l’eau dans lequel la fiction s’intrique volontairement. En 2033 de l’ère terrestre ou en l’an zéro de l’ère onienne sur la néoplanète On, l’ancienne Terre est partiellement détruite à la suite d’une catastrophe majeure. Un cyberfou, un énième tyran, s’est approprié ses vestiges et ceux de l’humanité rebaptisée onienneté. Parmi l’infime millier de survivants qui la compose un groupe de sachants, des philosophes et des scientifiques voués à l’asservissement comme l’infime millier de survivants-Ons, se débat dans le monde transfiguré. Mais ces transmetteurs-bâtisseurs de culture gardent courage : ils ont un projet.

Parler de ma plume est difficile, voire impossible. Je peux néanmoins vous confier que j’aurais souhaité écrire un texte aussi court que l’essai de Stéphane Hessel Indignez-vous paru en 2010 (déjà !). 32 pages, vendu 3,10 euros, un phénomène d’édition vendu à plus de 300 000 exemplaires en 3 mois, puis à 950 000 exemplaires en 10 mois. En un an, le livre était traduit en 34 langues et vendu à 4 millions d’exemplaires (source Wikipédia). Non, non, je ne rêve pas…

Mais qu’est-ce que ça a changé ?

J’ai donc opté pour un mix, rien de mieux que le métissage : un essai dans la fiction.

Le lecteur est prévenu : ici, pas de space opera ni d’extra-terrestres, seulement un globe légèrement modifié, des continents-empires, une novlangue et des inventions futuristes, loin d’être improbables dans le monde de l’inconnu de demain, de l’Inconcevable et de l’Impensable qui se trame au temps présent.

Tout en étant accessible, je classe mon roman dans les livres « neurologiques ». Il sollicite la psyché autour des sujets fondamentaux qui préoccupent chacun de nous plus encore aujourd’hui dans notre monde en transition certaine : nos modes de vie, le sens de celle-ci et de son inséparable jumelle, ou de la beauté, le rôle de l’intelligence artificielle, de la politique, l’état de l’écosystème planétaire, nos croyances erronées, notre héritage du passé, etc.

Une probable suite est en gestation autour du concept de l’autonomie.

Ce roman a tout d’abord été publié en deux tomes,  Promesse et Bouton rouge, ils sont disponibles uniquement en version numérique en exclusivité Amazon. La version intégrale brochée et numérique est disponible partout (version papier ISBN 9782322270255). 

Une traduction en espagnol devrait voir le jour dans les mois à venir.

Vous pouvez lire des avis sur Babelio, Amazon ou autres sites ou quelques extraits ici : 

Christine Lebon
Christine Lebon
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On retrouve ici les codes de la science-fiction, et pour les amateurs du genre (dont je fais partie), bien que les histoires soient très différentes, j’ai beaucoup pensé à la psychohistoire chère à Isaac Asimov dans le cycle de fondation. On découvre une toute nouvelle société, ordonnée, hiérarchisée, qui fait ses premiers pas dans un environnement bouleversé. J’ai perçu plusieurs niveaux de lecture, notamment concernant la place donnée aux mots : vous connaissez sans doute cette citation de Victor Hugo « Le mot, c’est le verbe, et le verbe c’est Dieu ». Zoé Gilles articule habilement l’intrigue et une réflexion intéressante sur la langue qui est ici utilisée comme un instrument du pouvoir.
Laurent David Quenneville
Laurent David Quenneville
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Olalala ! Et bien pour une première, c’en fut une sacrée ! N’étant pas amateur de SF, je me suis plus attaché aux palpitations des survivants après le « Ça » : la métacatastrophe terrestre pour tenter de renaître dans ce nouveau monde déjà̀ dominé par un dictateur nommé Gogol. Si les questions que se posent les protagonistes de ce très riche roman (tant par le verbe, puisqu’une novlangue est de mise, que par les réflexions) demeurent les mêmes que par le passé – immuables hommes... – j’espère vivement qu’elles ne se poseront plus dans l’avenir. Mais… immuables hommes.
Benjamin Paupau
Benjamin Paupau
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Un roman post-apocalyptique en deux tomes particulièrement riche et bien mené nous plongeant dans un univers à la fois étranger et révolutionnaire dépoussiérant le genre de la Science-fiction : mélange d'espionnage, de trahison, action façon roman policier, outre une épaisseur philosophique (questionnements sur la place que nous occupons, les frontières et les choix individuels qui façonnent le monde) et linguistique des plus appréciables qui place notre contemporanéité au cœur d'un débat rendu plus accessible par le filtre de la fiction. Un roman ambitieux qui interroge.
Daniel Chiche
Daniel Chiche
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Je n’ai pas lu ce roman comme un livre de science-fiction mais comme un livre prophétique. Zoé a fait un travail de synthèse impressionnant pour chercher ce qui dans notre monde actuel peut induire la grande catastrophe à venir. La question essentielle pour les survivants est comment résister au nouvel ordre mondial qui s’installe car le monde d’après n’est pas forcément meilleur.
Lola Albarracin
Lola Albarracin
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Fort ambitieux, La note I est un traité de résistance, à cheval entre le roman d’anticipation et l’essai philosophique dans lequel des thèmes comme l’écologie, la politique, l’intelligence artificielle servent autant à dénoncer la réalité qu’à célébrer la force de la pensée et du savoir. Créer un univers original est le défi majeur de la science-fiction. Dans La note II il est fascinant, très visuel, cinématographique. Si les développements théoriques peuvent ralentir l’action, il ressort de ce projet stimulant deux constats : l’étendue des dégâts dont nous sommes responsables et l’espoir joyeux d’un changement dont notre groupe d’amis est l’étendard. La fin est surprenante, émouvante. Elle met en valeur les trésors de l'humain : le courage de l'engagement et de la pensée, l'amitié. La résistance.
Dominique Dejob
Dominique Dejob
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« La note », le titre de ce roman, a déclenché mon imagination : est-ce celle d'une musique ? Il y a la note harmonieuse, et celle qui produit un couac. Est-ce celle que l'on doit lorsqu'on a acheté quelque chose, celle que l'on devra bien régler un jour pour une erreur commise ? C'est un peu des deux que l'auteur nous tend… J'ai écrit « roman ». Mais en est-ce vraiment un ? On oscille durant quelques pages : tout d'abord nous entrons de plein fouet dans la science-fiction, mais nous révisons ensuite notre jugement. Je parlerai alors de roman d'anticipation ou d'essai philosophique. Voilà donc qui change tout ! Le tout forme un récit dans lequel l'auteure fait une féroce critique de notre société à travers une caricature satirique de notre monde contemporain. Attachez vos ceintures, car vous risquez bien de prendre peur : le « Ça » nous pend au nez et croyez-moi, cela fait peur, car nous mesurons l'étendue des dégâts dont nous sommes responsables ! Est-ce trop tard pour changer la donne ? D'ailleurs, sommes-nous finalement très surpris par la menace ainsi prononcée ? Non. Mais en refermant le livre, nous n'avons plus qu'un objectif : l'éviter et croire à un changement.
Sarah Castillo Palayer
Sarah Castillo Palayer
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À partir de deux axes de réflexion (introspection du protagoniste et concertation serrée avec ses amis, l'auteure va remettre en cause des dizaines d'années de décisions politiques, scientifiques, écologiques, économiques, philosophiques…. Reprenant les dates clés de l'évolution de l'humanité, citant entre autres, de grands penseurs et de grands scientifiques. Ce roman culturellement très riche, axé sur la réflexion, est un avertissement à ce que pourrait devenir notre planète si nous n'en prenons pas davantage soin. Espérons que tout ceci ne reste que de la science-fiction.
Rose Helea
Rose Helea
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Deux mots. Bluffant. Dépaysant. J'ai lu avec curiosité ce roman. C’est un travail hors norme. Dépaysant alors que c'est bien des hommes, de notre bêtise, de nos œillères dont l'auteur parle. Dépaysant, car les personnages vivent sur une autre planète et pourtant c'est bien notre rapport à notre terre qui est questionné. Dépaysant, car le langage est différent (le totalitarisme de la Novlangue de 1984) alors que c'est bien dans notre langue que les héros rédigent cette fameuse note. Dépaysant : de la manière dont les personnages s'habillent à celle dont ils mangent, tout est différent. Quelle imagination ! Zoé Gilles a du J.K. Rowling dans sa maîtrise du monde créé. Ce monde qui est si similaire et pourtant si différent du notre a été réfléchi dans ses moindres détails par l'autrice. Alors si vous aimez lire des ouvrages qui vous bousculent, qui vous questionnent, n'hésitez pas. Plusieurs thèmes sont abordés : la toute puissance de l’économie et le dogme du PIB et de la propriété privée, la surpopulation, l’Intelligence Artificielle, l’Uniformisation et l’amoindrissement de la pensée, l’infantilisation des peuples (et donc, la fin de la démocratie ?). Des sujets qui sont terriblement d’actualité. Espérons que Zoé Gilles ne soit pas trop visionnaire !
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